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Le 20 juin 2026 à 15 heures  à la Maison des Géants

Rendre voix à Léonce Delaunoy, jeune séminariste brancardier d’Ostiches tombé à Kortemark le 15 octobre 1918.  Par Violaine Lison

Entretien autour du récit « Lequel de nous portera l’autre ? » publié chez Esperluète Editions.  

Quand Violaine Lison reçoit en dépôt les carnets de Léonce Delaunoy, elle est frappée par la beauté et la force de l’écriture de ce jeune homme, mobilisé comme brancardier lors de la Première Guerre mondiale.

Malgré l’horreur des tranchées, Léonce reste à la fois proche de la nature – décrivant comme personne les paysages, l’Yser, les oiseaux… – et de ses idéaux d’amitié. Le récit de la « guerre de Léonce » se déploie sous les yeux de Violaine Lison. Pourtant, très vite celle-ci sent que « quelque chose » ne va pas. Des manques apparaissent. Des incohérences. S’agit-il d’un faux, d’une retranscription ? Une forme d’enquête historique et littéraire commence…

Au fil de ses recherches, l’autrice de « Lequel de nous portera l’autre ? » retrouve les carnets originaux et comprend que le journal de Léonce a été recopié par Paul Nackart, un ami tournaisien très proche de Léonce. Mais la retranscription est lacunaire. Les parties censurées parlent de l’absurdité de la guerre, du désespoir, de l’envie de mourir. Elles relatent aussi une amitié amoureuse pour Herman Schiltz, un soldat anversois, troisième personnage de cette histoire.

Quel intérêt avait cette censure ? Faire de Léonce un héros ? Gommer l’amour porté à un autre homme ? Violaine ne tranche ni ne juge, elle tisse son récit entre les carnets, approche la vie de Léonce tout en racontant sa propre quête.

L’enquête menée par Violaine Lison lui a permis de récolter de nombreux objets : carnets, boutons, lettres, mouchoir, éphémérides… Lors de sa présentation au Cercle d’Histoire, l’autrice exposera ces objets témoins de la vie de Léonce.